05.07.2007
Six feet under, again
Je sais très bien pourquoi des larmes silencieuses coulent sur mon visage, pourquoi je vais aller me réfugier dans les toilettes dans deux minutes pour que mes collègues ne remarquent rien et pourquoi je ressortirai à nouveau fraîche et pimpante comme si de rien n'était, alors qu'à l'intérieur tout crie, hurle, se déchire et se tord.
Je sais très bien pourquoi je vais mal, pourquoi je me suis sentie abandonnée hier et pourquoi je me sens seule en ce moment.
Je sais très bien pourquoi je bloque sur certaines choses, et pourquoi je n'arrive pas à passer outre certaines autres et faire comme si rien ne s'était passé, comme si je ne l'avais jamais rencontré, comme s'il n'avait jamais existé. Lui ou un autre, le problème est toujours le même.
Fucking vectors.
De toutes les voix, je ferais peut-être bien d'écouter la dernière. Celle qui me dit de partir. L'Espagne, la Suisse, Londres, Arusha, Bangkok, n'importe quoi. Seule.
Me reconstruire ailleurs, et voir. Revenir ou pas. Partir. C'est tellement simple...
Mais je n'ai pas envie de fuir, j'ai trop donné dans cette stratégie-là, ça ne marche pas (plus ?).
Alors quoi ? Alors rien.
13:05 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nan rien
28.06.2007
Girls don't cry (anymore)
Quand je suis née, j'étais gentille et naïve, et je n'ai pas changé depuis. Longtemps, je me suis servie de ces "qualités" comme d'un écran entre moi et les autres, afin de ne pas voir qu'ils n'étaient pas comme moi.
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... ou presque. Je savais que c'était faux mais me consolais avec les exceptions. Le système était bancal, mais je le croyais à peu près résistant.
J'étais complètement à côté de la plaque.
On m'a trompée, on m'a déçue, j'ai souffert.
La déception, ça fait des trous dans mon écran et ça me force à voir la réalité en face.
Et je n'aime pas ça.
Mais j'ai enfin compris.
Je n'ai pas envie de devenir un roc ou un glaçon, une calculatrice manipulatrice qui se construit un vivier d'amants à se mettre sous la dent en attendant de décider de rompre ou pas avec l'autre homme de sa vie.
Cette fille-là ne me ressemble pas, ce n'est pas moi. Et je la déteste.
Mais vous ne me laissez pas le choix.
09:25 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Cure, nan rien

