23.07.2007

[inside]

Certains lecteurs prennent mes écrits au premier degré, je ne peux pas le leur reprocher.

Néanmoins, ce n'est pas pour rien que François 1er disait : "Souvent femme varie (et bien fol qui s'y fie)."

Ce que j'ai dit hier, peut très bien ne plus être valable aujourd'hui, alors qu'en est-il de ce que j'ai pu écrire en avril, en mai, ou en juin ?

Je ne suis pas, en fait, la personne compliquée que je semble être. Oh non. C'est peut-être juste un masque ou un écran de fumée, mais il met peu de temps à se dissiper.

Non, mon fonctionnement est en réalité très simple (et certains l'avaient parfaitement compris, mes mots ne sont donc pas si hermétiques). J'ai deux moteurs, l'un inverse de l'autre : l'ennui et l'envie.

Je fuis tout ce qui m'ennuie et ma vie, à l'heure actuelle, est ennuyeuse au possible. Mes amants et le reste, sont donc pour moi une distraction toujours bienvenue. A une condition : que l'envie soit au rendez-vous.

Je l'ai dit, déjà, ici, j'ai quelque chose de souple et désarticulé, je suis une marionnette. L'envie étant mon deuxième moteur, je suis capable des "pires" folies (j'ai mes limites, quand même) si l'envie m'en prend. Et j'ai cessé d'être raisonnable il y a bien longtemps.

Alors voilà. Dans ces conditions, pourquoi irais-je me compliquer la vie, tomber amoureuse d'un amant, m'attacher à quelqu'un qui ne me rendra pas le quart de ce que je lui aurai donné ?

Pourquoi irais-je regretter la bêtise des uns et le comportement des autres ? Pourquoi n'utiliserais-je pas ceux qui font de même avec moi ?

Mes erreurs sont derrière moi, maintenant. Papillon inconstant je suis, éphémère je resterai.  

 

And if you think that I've been losing my way
That's because I'm slightly blinded
And if you think that I don't make too much sense
That's because I'm broken minded

 

11.06.2007

Fortune Cookie

Deux minutes encyclopédiques : pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s'agit, une explicaton ici.

Un fortune cookie m'a donc dit récemment :

Qui trop commence, peu finit.  

J'aurais pu pleurer quand j'ai lu le message mais j'ai choisi de rire. Cette phrase c'est moi, c'est tellement moi...

Tout ce que j'ai pu écrire récemment dans mon carnet fétiche se résume, en gros, à cette phrase.

Courir les aventures, même laides, me chercher de nouveaux amants (le pluriel est de mise, oui), me disperser de tous les côtés...

Me perdre jusqu'à m'oublier, il est là le but de la manoeuvre en fait.

Ne plus voir les choses qu'il faudrait que je règle, ne plus penser à mon homme qui attend patiemment dans la pièce d'à côté que je me décide une bonne fois pour toutes. Dissoudre les contingences et problèmes familiaux, tous ces aléas et impératifs, les faire fondre dans l'acide de l'oubli et recommencer sur une page blanche.

Toute cette rage, toute cette violence contenues, tous ces excès...

Je suis dans l'excès en ce moment. Non je n'y suis pas assez, pas vraiment, j'aimerais y être plus encore mais le contexte ne me le permet pas. Je suppose que c'est mieux ainsi mais j'aimerais non j'adorerais vraiment me perdre, oui, m'oublier, être amnésique ne serait-ce qu'un jour, une heure, quelques instants.

Me perdre vraiment, faire vivre et sortir le moi déraisonnable à l'excès que j'enferme depuis trop longtemps à l'intérieur et qui cogne à la porte pour sortir. Qui finira tôt ou tard par la défoncer la porte, d'ailleurs.

Et ce jour-là, ma foi... Je ne sais pas.  

 

10.06.2007

Basta

C'est toujours pareil.

Au début je suis collante, excessive, insupportable et absolument déraisonnable. En un mot : lourde.

Je pousse mes amants à bout, histoire de voir jusqu'où je peux aller. Histoire surtout de trouver le défaut qui me prouvera que je ne peux pas tomber amoureuse de celui-ci, que cela n'irait pas, qu'il n'est pas pour moi.

Vérifier qu'ils sont imparfaits.  

Et être alors sûre que je peux me lâcher et être moi. Que je suis en sécurité, quelque part. Qu'il n'y a aucun risque (pour moi).  

Et qu'une fois la porte refermée derrière lui, je pourrai l'oublier et faire comme si de rien n'était.

Faire de mes infidélités de jolies parenthèses enchantées et rentrer à la maison aimante comme jamais.

Avant du moins. Maintenant je commence à en avoir assez de mentir.

A suivre...  

  

06.06.2007

Breaking the... break

- Ben alors ? Tu n'étais pas censée faire une pause ?

- Oui mais non. Tu comprends, ma vie est on ne peut plus ennuyeuse en ce moment : trop de boulot, pas de temps, pas d'amants, rien ne va... alors si en plus je me confisque à moi-même mes jouets, non, franchement ce n'est plus tenable. J'ai craqué.

- C'est du joli. Qu'est-ce que c'est que cette histoire avec tes amants ? Pourtant tu n'arrêtes pas d'en parler ?!

- Ben oui, mais... Gershwin est trop occupé et n'a jamais le temps, le Fantôme est aux abonnés absents, lo Stronzzo j'en veux plus et il est trop insistant et le Toreador... il multiplie les conquêtes éperdument.

- Joli. Je veux dire, joli résumé. Euh... et toi dans tout ça ?

- Moi ? Oh, moi je crois qu'il ne me reste plus qu'à me trouver un nouvel amant, non ? Qu'est-ce que tu en penses ?

- ...  

24.05.2007

And now that the music's over...

Bon j'ai triché, le véritable titre de la chanson est "Trail of Dawn" et c'est l'une des pistes qui tournent en boucle dans mon lecteur MP3 en ce moment, je trouve qu'elle est bien dans l'humeur du moment... Plus de pistes sur le site du groupe.

 

 

Après les râles, les cris, les soupirs et le reste, lorsque le calme retombe sur les draps froissés, que reste-t-il aux corps enlacés ? 

 

"Nous" cesse d'exister (en admettant que "nous" il y ait eu, un jour), "je" et "tu" refont surface et c'est là que le jeu recommence.

L'infidélité, parfois c'est compliqué.

Peut-être qu'il faudrait mesurer ce que l'on donne et ce que l'on prend, pour se protéger, puisque dans l'absolu je ne suis pas disponible et que l'autre en face ne l'est pas forcément non plus, d'ailleurs.

Je n'y arrive pas, moi, à ne pas tout donner, à ne pas m'attacher. J'y laisse toujours une part de moi, c'est inévitable. Parfois j'aimerais être un peu moins sensible, mais je me dis que c''est ce qui me différencie de la machine. Peut-être, en un sens, que ce n'est pas plus mal. 

Oublier la question fatidique de l'après et vivre dans l'instant. Avant, cela m'était impossible, mais j'ai appris de mes erreurs. Aujourd'hui je suis un peu plus sereine. Hier m'inspire mais ne me guide plus, demain me fait des appels du pied mais je ne me laisse pas séduire. La fuite en avant j'ai donné, merci ça ira. 

Je suis déjà en train de préparer ma vie d'après, en fait. 

La chrysalide fixée à sa branche bientôt deviendra papillon. Vivement l'envol.  

16.05.2007

¡Olé!

J'ai un nouvel amant.

Je l'ai surnommé "le Toreador", parce que c'est un joueur. Et que la corrida reste un jeu, quoiqu'on en dise...

J'aurais aussi pu l'appeler "le Matador", au vu de ce qu'il m'a fait lors de notre dernière rencontre... - parfois la mort est une délicieuse sensation...- mais j'ai préféré Toreador. Je trouve que cela colle mieux au personnage.

Un joueur, donc. Il joue avec les mots comme il joue avec les femmes (et d'autres choses).

Trop parfois peut-être, je ne sais pas...

Je suis joueuse moi aussi, toutefois. Et il y a des choses auxquelles je ne résiste pas.

Alors voilà.

J'attends la prochaine corrida...  

06.04.2007

Diza-a-a-a-ill-eurrr* (des ailleurs ?)

Ce matin, j’avais le choix entre dormir et écrire, mais l’envie d’écrire est la plus forte. A cause de ce qui s’est passé hier soir.

Je n’en ai pas trop parlé pour l’instant, mais ce blog est un peu le purgatoire de mes infidélités. Tout raconter, tout sortir pour faire le tri, y voir clair, et peut-être en tirer quelques conclusions (ne soyons pas trop optimiste).

Non, je ne suis pas fidèle. J’aurai l’occasion d’y revenir, bien sûr, mais pour l’instant, disons que j’ai commis quelques écarts plus ou moins sérieux et que mon Homme est au courant des plus graves de mes « bêtises ».

Je ne vais pas très bien actuellement. Beaucoup d’éléments extérieurs dont je ne parlerai pas ici jouent sur mon bien-être et je suis un peu distante avec lui, parce que j’ai tendance à tout garder pour moi. Il est, du coup, persuadé que j’ai commis un nouvel écart et que je lui cache la vérité. Après quelques débats houleux au téléphone pendant la journée, je suis rentrée chez moi hier soir avec la promesse d’une soirée de crise. Sur le chemin, j’ai essayé de m’y préparer aussi bien que possible. Et c’est arrivé.

Une vague de désir brutale, animale, m’a submergée. Je ne sais même plus exactement à quoi je pensais mais là, alors que j’écris ces mots, je ressens comme une « réplique » de cette secousse. Que je ne comprends pas.

Je ne suis même pas sûre que c’est lui que je désirais, je sais juste qu’au lieu de me demander quels arguments j’allais pouvoir lui opposer pour prouver ma bonne foi et le rassurer tant bien que mal, je ne pouvais penser qu’à une chose : une séance de sexe bestial. Brutal.

Plus tard dans la soirée, nous avons fini par nous réconcilier sur l’oreiller, comme d'habitude, mais ce n’était ni mieux, ni moins bien que les autres fois.

Du coup je m’interroge. Quel rouage secret ai-je donc actionné hier, pour me retrouver dans un tel état ? Est-ce que toutes mes pulsions ne tiennent qu’au désir de me mettre en danger et de prendre des risques ? Est-ce cette adrénaline-là qui me fait bander ?

I wonder…

 

* "desire", écrit de façon phonétique, tel qu’on l’entend dans la chanson de U2 du même nom. Elle me trotte dans la tête depuis que cette note y est entrée…