04.05.2007

Queer...

On m'a parlé des premiers albums de Garbage, hier, et depuis j'ai cette chanson en tête...

 

Hey boy, take a look at me

Let me dirty up your mind

I'll strip away your hard veneer

And see what I can find 

 

Quand je pense à cette chanson, le mot anglais "lust" (désir) me vient en tête. En allemand, "Lust" c'est l'envie, mais le terme n'a pas la connotation sexuelle de l'anglais (ou moins).

Mes désirs et mes envies, je les ai longtemps refoulés et bâillonnés, au nom de la raison, des autres et de tout ce qui va avec. Aujourd'hui, je lâche la bride et les laisse reprendre le dessus. 

Et j'ose dire non.

Cela fait peut-être de moi une folle, dans certains cas, parce que j'ai cessé d'être raisonnable... mais c'est le cadet de mes soucis.

Et je suis bien plus heureuse comme cela.

I just feel free. At last.

19.04.2007

Rhapsody in Blue...

La Rhapsody in Blue accompagne désormais Metric et Ginger Ale dans le lecteur qui me suit partout…
Parce qu’elle me fait penser à lui, celui que j’ai justement surnommé Gershwin.
 
J’avais un texte tout prêt sur lui, sur notre rencontre, nos ébats, et le reste, mais il ne me plaît pas.
Écrire le sexe, c’est difficile et j'ai encore du travail, je crois.
 
Alors pour l’instant, je laisse la musique couler dans mes oreilles en me remémorant les partitions qu’il a jouées pour moi, son sens du rythme, la beauté de son instrument, ainsi que ses interprétations très libres des classiques du répertoire et les créations auxquelles il m’a permis de participer.
 
C'est qu'il est doué, mon trompettiste. 
 
(soupir, frissons de plaisir)

06.04.2007

Diza-a-a-a-ill-eurrr* (des ailleurs ?)

Ce matin, j’avais le choix entre dormir et écrire, mais l’envie d’écrire est la plus forte. A cause de ce qui s’est passé hier soir.

Je n’en ai pas trop parlé pour l’instant, mais ce blog est un peu le purgatoire de mes infidélités. Tout raconter, tout sortir pour faire le tri, y voir clair, et peut-être en tirer quelques conclusions (ne soyons pas trop optimiste).

Non, je ne suis pas fidèle. J’aurai l’occasion d’y revenir, bien sûr, mais pour l’instant, disons que j’ai commis quelques écarts plus ou moins sérieux et que mon Homme est au courant des plus graves de mes « bêtises ».

Je ne vais pas très bien actuellement. Beaucoup d’éléments extérieurs dont je ne parlerai pas ici jouent sur mon bien-être et je suis un peu distante avec lui, parce que j’ai tendance à tout garder pour moi. Il est, du coup, persuadé que j’ai commis un nouvel écart et que je lui cache la vérité. Après quelques débats houleux au téléphone pendant la journée, je suis rentrée chez moi hier soir avec la promesse d’une soirée de crise. Sur le chemin, j’ai essayé de m’y préparer aussi bien que possible. Et c’est arrivé.

Une vague de désir brutale, animale, m’a submergée. Je ne sais même plus exactement à quoi je pensais mais là, alors que j’écris ces mots, je ressens comme une « réplique » de cette secousse. Que je ne comprends pas.

Je ne suis même pas sûre que c’est lui que je désirais, je sais juste qu’au lieu de me demander quels arguments j’allais pouvoir lui opposer pour prouver ma bonne foi et le rassurer tant bien que mal, je ne pouvais penser qu’à une chose : une séance de sexe bestial. Brutal.

Plus tard dans la soirée, nous avons fini par nous réconcilier sur l’oreiller, comme d'habitude, mais ce n’était ni mieux, ni moins bien que les autres fois.

Du coup je m’interroge. Quel rouage secret ai-je donc actionné hier, pour me retrouver dans un tel état ? Est-ce que toutes mes pulsions ne tiennent qu’au désir de me mettre en danger et de prendre des risques ? Est-ce cette adrénaline-là qui me fait bander ?

I wonder…

 

* "desire", écrit de façon phonétique, tel qu’on l’entend dans la chanson de U2 du même nom. Elle me trotte dans la tête depuis que cette note y est entrée…