05.07.2007

Hangover

Parfois les mots sont autant de briques qui s'entassent entre nous. Le mur n'en est aujourd'hui que plus épais.

"Depuis le début, tu bâtis sur du provisoire, comme si tu m'embrassais en regardant à côté si un autre homme ne te semble pas mieux."

"Je peux oublier tes infidélités mais certainement pas les pardonner."

"Je suis transparent, tu ne me vois plus."

Au moment où j'allais changer de cap, arrêter de m'éparpiller et tenter de me concentrer sur mon couple pour faire le point, ces mots sont autant de pointes qui me transpercent. Je suis lisse, mais ça fait mal.

La petite voix me dit : "Si tu n'en avais rien à faire, ça ne ferait pas mal".

L'autre petite voix me dit : "Lâche l'affaire, c'est mort".

 La troisième petite voix me dit : "Pars en courant sans te retourner et ne reviens jamais. Loin. L'Espagne c'est un bon début."

Moi, je donnerais n'importe quoi pour avoir un peu de silence. Et dormir. Et oublier.

Il va pourtant bien falloir que j'arrête de faire semblant.

Joder.