16.04.2007
Stronzzo... !
C'est l'insulte qui me vient en tête quand je pense à lui, maintenant. Mon amant italien.
Cette note, je l'écris pour me rappeler à quel point c'était nul, et glauque, et foireux et bancal, je ne sais pas pourquoi je me suis accrochée. Et je ne sais pas non plus pourquoi je ne l'envoie pas bouler proprement alors qu'il me relance, une fois de plus. Je ne sais pas être méchante et faire de la peine/du mal aux gens, en fait. Ou alors je n'ai pas envie de me fatiguer avec lui. Ou alors c'est une semi-vengeance, mais inutile puisqu'il ne comprendra pas, de toute façon...
J'ai des amis en Italie, de la famille aussi, c'est comme cela que je l'ai rencontré. C'était un peu un fantasme d'adolescente, en fait... Le type même du grand brun ténébreux et silencieux, je crois que j'en étais un peu amoureuse, à l'époque.
Lorsque je l'ai revu une dizaine d'années plus tard, les rôles étaient inversés. J'arrivais auréolée du "prestige français", avec mon indépendance, mon boulot, ma vie à Parigi... tandis que lui était resté serveur dans le resto de son père, avait laissé tomber ses études et vivait sa vie au jour le jour, sans se poser de questions, sans faire de projets, sans rien.
Je ne comprends même pas comment tout a débuté, avec le recul. Un peu de jeu de ma part, sans doute, histoire de voir jusqu'où je pouvais aller. La même chose de son côté. L'escalade. Du sexe au téléphone, du sexe en vrai, ma première véritable infidélité et un goût amer dans la bouche.
L'impression de m'être fait avoir. Il m'appelle quand il en a envie, ne donne pas de nouvelles pendant 3 semaines puis m'appelle toutes les nuits pendant trois jours. Ne décroche jamais le téléphone quand j'appelle, ne répond pas à mes messages. J'éteins mon portable ou le garde en mode silencieux, certains matins je retrouve jusqu'à 15 appels en absence entre minuit et 5 heures du matin... Puis silence radio pendant des mois.
Je ne demandais rien, en fait. Je voulais juste ne pas avoir l'impression d'être son jouet, à sa disposition lorsqu'il daignait se rappeler de moi. Je n'aime pas ne pas comprendre. Mais pour lui, j'ai fini par réaliser qu'il n'y avait rien à comprendre, en fait. Le pire, c'est que nous avons passé des nuits entières à parler ensemble, à rire, à se raconter nos vies... Peut-être est-ce le souvenir de cette complicité qui m'a poussée à m'accrocher... ? Non so.
Il m'a envoyé un mail la semaine dernière, je n'ai pas répondu.
Je crois qu'il est temps de tourner la page.
10:25 Publié dans in(?)fidelity | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Italie, abruti, stronzzo, perte de temps

