30.06.2007

Anyway the wind blows

Il y a le silence dans la maison, le chant des oiseaux dehors et loin, en sourdine, le grondement de la ville.

Il y a l'herbe sous mes pieds, la caresse des fleurs de luzerne sous ma main et le ronronnement du chat sur mes genoux.

Il y a les silences des autres, qui auraient pu être assourdissants en d'autres temps, et qui finalement ne me pèsent pas tant que cela. Je m'y suis faite. 

Il y a un vide, là à l'intérieur, un creux, un gouffre, un manque, un ennui profond qui grandit d'heure en heure et me laisse sans voix. Je ne sais comment le combler, ce vide béant.

Besoin d'aller vers autre chose, de trouver autre chose. Mais quoi ?

L'impression que tout passe et glisse sur moi, me laissant indifférente. Je ne suis pas de marbre, je suis juste lisse, sans aspérités, "déperlante" dirait-on au bureau. Qui sait...

Etrangère à moi-même, en fait. A peine mélancolique, et surtout pas triste. Bizarre.

Tout à l'heure je sortirai et remettrai mon masque de fou du roi pour redevenir celle qui va toujours bien. Celle qui a besoin des autres comme d'une drogue et fait marcher les choses à l'envers.  

Je ferais mieux de sauter à pieds joints sur les modèles de fonctionnement que j'ai créés depuis mon enfance et d'aller m'en trouver d'autres, le bricolage est décidément loin d'être ma spécialité.

Il est temps que certaines choses changent.