07.04.2007
Tender is the night
Tous les soirs je m’endors dans les bras de mon homme, dans la position dite « de la cuiller ». L’un des meilleurs instants de la journée, sinon le meilleur. Je ne dors pas mieux, ni moins bien lorsqu’il est là, mais j’aime ce petit moment de tendresse avant de sombrer dans le sommeil, la chaleur de sa peau, ses baisers dans mon cou, son corps contre le mien.
Une énorme complicité, mais peu ou pas de désir. De mon côté en tout cas.
Je ne sais pas à quoi tout cela tient. Les sens qui s’émoussent avec le temps, mes infidélités (que j’ai désirées) ou juste une bête histoire de phéromones ?
Parfois j’ai l’impression d’être coupée en deux. Il y a d’un côté la « compagne parfaite » qui s’occupe de lui, suscite l’admiration (et parfois l’envie) de ses amis et qui fait que, vu de l’extérieur, leur couple paraît « idéal ». Et de l’autre, la femme volage, qui cherche dans des aventures sans lendemain avec des hommes forcément indisponibles les plaisirs qu’elle ne saurait trouver avec son compagnon.
La tête et le corps, le cerveau et le cœur, éternelle dichotomie qui rythme ma vie.
Deux « moi » qui ne se parlent pas liés à vie dans un même corps.
Deux siamoises ennemies… et moi au milieu.
15:05 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coupée en deux, désir vs tendresse, et moi ?, Blur

