04.08.2007
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Le 31 mars j'ouvrais ce blog en même temps qu'un nouveau carnet, sans trop savoir ce que j'allais y mettre mais avec une idée fixe : faire sortir ce trop plein, ce mal-être, ces idées noires. Et voir.
J'ai fini le carnet aujoud'hui avec cette note.
En quatre mois j'ai tout connu : des histoires de fesses, l'amitié et l'amour, du glauque et de l'intense, la colère et la haine. L'infidélité et la facilité, aussi. Le dégoût, enfin.
Ce personnage que j'ai créé au fil des pages, cette Mademoiselle Wrong, je lui ressemble un peu, peut-être, je ne sais pas. Mais ce n'est pas moi.
Et depuis sept ans que je me réfugie dans les réseaux virtuels, de Caramail à Lycos en passant par Spraydate, ICQ, les forums et les messageries électroniques, les rencontres ont été bonnes et mauvaises.
Mais tout cela reste très artificiel.
Alors je pense qu'il est temps pour Mademoiselle Wrong de tirer sa révérence, d'éteindre son ordinateur et de sortir voir à quoi ressemblent les "vrais" gens dehors. Voir s'il est possible de faire des rencontres autrement, d'être dans le vrai et non dans le mensonge. De quitter la facilité pour se frotter à la réalité.
Oh, bien sûr, je me connais. La bloguibulle est un monde bien trop passionnant pour que j'arrête de la fréquenter mais je crois que je vais me taire et la laisser tourner. Et peut-être renaître ailleurs, autrement, pour mettre au jour une autre facette, une autre moi.
Ephémère Phénix à facettes, voilà ce que je suis. Et j'assume enfin.
Alors quoi ? Alors la question reste posée.
L'anglais étant l'un de mes outils de travail, je pourrais décrire longuement toutes les subtilités de ce terme, wrong. Parler sémantique et linguistique, citer Etienne de Crécy et Radiohead. Et surtout, expliquer que personne ne le comprend parce qu'il englobe non seulement la raison et la justesse, mais aussi la normalité et le rapport aux autres.
Ma question était complexe, il n'y a donc ni bonne ni mauvaise réponse. Il n'y a pas de réponse, d'ailleurs.
La seule qui me vient, pour l'instant, est la suivante :
Am I wrong? I am what I am. I might be wrong but I just don't care.
Normale ou pas, je ne sais pas, et la question n'a pas vraiment d'importance.
Différente, certainement.
Et maintenant que je me suis affranchie du fardeau qu'était jusqu'alors le regard des autres, et que je sais voir cette différence comme une richesse, je suis prête à poursuivre mon chemin. Libre (et libérée), enfin.
Et heureuse.
Au revoir...
13:00 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (112) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radiohead, Etienne de Crécy, point final sans regrets
30.07.2007
Again...
Ce matin j'ai une tête à faire peur, les cernes me mangent le visage et ma balance me dit que j'ai encore maigri, mais tout va mieux.
Toucher le fond pour reprendre pied, c'est paradoxal mais c'est comme cela que je fonctionne.
Et je l'accepte, enfin.
Toucher le fond pour repartir vers autre chose, dans une nouvelle direction.
Apaisée.
Dingue ce qu'un peu de sexe hier soir et une bonne nuit de sommeil peuvent faire à mon ego.
Anyway...
La blogosphère est pleine d'échos, pour changer, ça part dans tous les sens.
Je ne sais pas si cela doit me rassurer ou me faire peur.
Je ne sais pas si nous sommes tous condamnés à passer notre vie à nous chercher, sans jamais nous trouver...
Condamnés à nous perdre et nous oublier.
Et à la rigueur je m'en fiche.
J'avance...
09:15 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Archive
29.07.2007
Am I Wrong?
Je ne sais pas ce que je suis.
Un fantôme, une ombre, un souffle, quelque part...
Trois mots sur un écran.
J'ai toujours dit que je n'aimais pas l'éphémère, que pour vivre des choses fortes il fallait connaître les gens et que cela nécessitait du temps.
Je dois être la seule à penser cela.
Je dois être la seule à ne pas pouvoir me contenter du Moment.
Je dois être trop exigeante, ou folle, ou insatiable, allez savoir.
J'ai toujours été incapable d'oublier les autres, alors qu'eux m'effacent sans le moindre problème.
Alors je ne sais pas ce que je suis.
Une ombre, un doute, une lueur qui vacille.
Une larme qui roule sur une joue et tombe.
Une étoile filante.
Un point final.
Un vide.
Un blanc ?
Rien.
Wrong I have been,
wrong I am,
wrong I will always be.
Et ce mot-là, wrong, personne ne le comprend.
[Cette fois c'est peut-être un adieu, je ne sais pas si je peux continuer comme cela encore longtemps, je suis en train de me consumer, cet exercice d'écriture est finalement plus destructeur qu'il n'y paraît.]
[Ou au contraire, comme un phoenix, je renaîtrai de mes cendres.]
[Mais sur cela aussi, je me suis (peut-être) trompée.]
19:30 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Am I Wrong?, (Merci à Etienne de Crécy)
[no comment]
Live is easy,
with eyes closed.
Depuis que j'ai ouvert les yeux, rien ne va plus.
14:33 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.07.2007
Tears for fears
Il paraît que les larmes et les rires ne font pas bon ménage.
Il paraît que passer d'un extrême à l'autre, c'est usant et mauvais pour les nerfs.
Alors je mixe.
Les larmes coulent mais j'ai des sourires plein les yeux et la bouche.
La tristesse est pourtant bien présente, l'humeur est sombre, mais j'ai envie de rire.
Je ne sais pas si le masque se fissure ou s'il s'agit juste d'un tour de passe-passe des hormones ou de tout autre phénomène typiquement "wronguien".
10:10 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : des sourires, des larmes, des...
23.07.2007
[inside]
Certains lecteurs prennent mes écrits au premier degré, je ne peux pas le leur reprocher.
Néanmoins, ce n'est pas pour rien que François 1er disait : "Souvent femme varie (et bien fol qui s'y fie)."
Ce que j'ai dit hier, peut très bien ne plus être valable aujourd'hui, alors qu'en est-il de ce que j'ai pu écrire en avril, en mai, ou en juin ?
Je ne suis pas, en fait, la personne compliquée que je semble être. Oh non. C'est peut-être juste un masque ou un écran de fumée, mais il met peu de temps à se dissiper.
Non, mon fonctionnement est en réalité très simple (et certains l'avaient parfaitement compris, mes mots ne sont donc pas si hermétiques). J'ai deux moteurs, l'un inverse de l'autre : l'ennui et l'envie.
Je fuis tout ce qui m'ennuie et ma vie, à l'heure actuelle, est ennuyeuse au possible. Mes amants et le reste, sont donc pour moi une distraction toujours bienvenue. A une condition : que l'envie soit au rendez-vous.
Je l'ai dit, déjà, ici, j'ai quelque chose de souple et désarticulé, je suis une marionnette. L'envie étant mon deuxième moteur, je suis capable des "pires" folies (j'ai mes limites, quand même) si l'envie m'en prend. Et j'ai cessé d'être raisonnable il y a bien longtemps.
Alors voilà. Dans ces conditions, pourquoi irais-je me compliquer la vie, tomber amoureuse d'un amant, m'attacher à quelqu'un qui ne me rendra pas le quart de ce que je lui aurai donné ?
Pourquoi irais-je regretter la bêtise des uns et le comportement des autres ? Pourquoi n'utiliserais-je pas ceux qui font de même avec moi ?
Mes erreurs sont derrière moi, maintenant. Papillon inconstant je suis, éphémère je resterai.
And if you think that I've been losing my way
That's because I'm slightly blinded
And if you think that I don't make too much sense
That's because I'm broken minded
22:55 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Stiltskin, infidèle
22.07.2007
Leave me alone...
Je devrais faire comme d'autres et profiter de son absence pour m'envoyer joyeusement en l'air avec tous les hommes qui me tournent autour en ce moment. J'aurais peut-être même le choix, d'ailleurs, cela pourrait presque être drôle.
Je devrais profiter de son absence pour me rendre en Italie (où l'autre abruti m'attend), pour rentrer par chez moi (Gershwin est libre comme l'air, c'est rare) ou pour passer plus de temps en d'autres lieux où je sais que je suis attendue.
Je n'en ai aucune, mais alors là aucune envie.
Je ne sais pas si c'est mon esprit de contradiction qui fait des siennes ou cette solitude forcée qui m'influence mais je n'ai envie de voir personne. Juste envie d'être seule et surtout, qu'on me fiche la paix.
Je n'ai même pas répondu aux appels de l'Autre qui voulait aller boire un verre dans le bar à côté. Je savais très bien ce qu'il voulait, pourtant, tout aurait pu être rapide et facile, mais non.
Non. En ce moment, je suis en autarcie complète, je me suffis à moi-même. A tous points de vue.
C'en est presque effrayant.
10:10 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Muse
19.07.2007
Independence Day
Aujourd'hui j'ai enfin levé le nez pour regarder autour de moi et ma foi, prendre de la hauteur, c'est très agréable (surtout en terrasse, mais passons).
Pendant quelques instants, j'ai arrêté de douter. Je n'étais plus ce laideron imparfait, cette personne bête et insignifiante qui, à mes yeux, est moi depuis si longtemps.
Je me suis répétée que moi aussi j'avais droit au bonheur, et j'y ai cru.
Je me suis sentie libre, et heureuse, et légère. Je souriais en marchant dans la rue, vers ce RER qui sera peut-être bientôt ma "navette" quotidienne, et cette banlieue laide et grise me semblait presque belle.
J'ai enfin accepté le regard des hommes sur moi, sans gêne et sans timidité. Pendant quelques secondes je n'ai pas été mal à l'aise et j'ai même réussi à ne pas être désagréable avec celui qui m'adressait une déclaration d'amour dans ce RER.
Je n'ai plus besoin des autres, je crois. Ou moins. Mon semi-célibat forcé ne me pèse pas, je savoure ce soir un verre de vin en écrivant cette note et souris en entendant le chat faire des bonds dans l'escalier.
Là, maintenant, tout de suite, je me sens bien, et heureuse comme je l'ai rarement été ces derniers temps.
La vie est un éventail de possibles et j'ai l'impression d'y voir plus clair, et surtout, d'avoir fait les bons choix.
So far, so good. Demain est un autre jour, et je l'attends de pied ferme.
22:42 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : happy at last?
18.07.2007
Short cut
- Comme ça ? Vous êtes sûre ? Cela fait beaucoup, quand même ! a dit la jolie brune, l'air étonné.
- Non non, allez-y, vous avez ma bénédiction.
Je les vois déjà, les haussements de sourcils et les moues amusées, les regards parfois un peu réprobateurs, mais surtout étonnés. Celui des hommes, surtout, change dans ces moments-là.
Je les entends déjà, les taquineries de mes "amis garçons" : "Mais ?! Mais tu en as encore moins que moi !!!!" et celles de mes amies : "Oh non, c'est pas vrai ! Tu es irrécupérable, ma parole !"
Oh, je la vois déjà aussi, la moue fataliste de mon homme (mais quand je le reverrai, les choses auront évolué).
J'imagine sans problème la grimace de Gershwin et j'entends à nouveau l'exclamation de l'Italien, la fois où il m'a vue ainsi : "Ma? Sei matta o che?" *
So what? Me ne frego**, je m'en fiche et je m'en contrebalance.
C'est l'été et je n'ai pas envie de me "prendre la tête" (ni qu'on me la prenne, d'ailleurs).
Alors j'ai choisi une coupe courte très très courte.
* Mais ? Tu es folle ou quoi ?
** Je n'en ai rien à faire
08:05 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fantaisie capillaire pour humeur estivale en un mouvement
16.07.2007
Just like any other day...
Passé ce jour-là loin de tout avec pour seule compagnie mon homme, ou presque. Et c'était bien.
Quand on est une "petite fille du soleil" on fête rarement son anniversaire étant gamine, parce que tout le monde est en vacances à ce moment-là. Et fêter son anniversaire le quinze juin ou le quinze septembre, alors qu'on est née le quinze juillet, ça n'a pas la même saveur.
Du coup je n'en ai pas l'habitude. Et je n'en attends rien d'exceptionnel.
C'est un jour comme un autre, je me fiche des rides et le temps me marque peu, de toute façon, je ressemble toujours encore à l'ado rebelle que j'étais il y a dix ans, tout va bien.
Cette année rien d'exceptionnel, donc. A première vue, du moins.
Mais de nombreuses preuves d'amour. De partout dans le monde. L'Espagne, l'Italie, le Brésil, le Chili, par chez moi et Paris. Montpellier aussi, tiens. Et Marseille. Dans mon oreille, dans ma boîte mail.
Je ne m'y attendais pas. Mon plus beau cadeau a donc été celui-là.
Merci.
21:45 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : un an de plus

