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31.07.2007
Bis repetita [non!] placent
Je n'apprends pas de mes erreurs, c'est effarant.
La vie s'amuse à me replacer sans arrêt dans les mêmes situations et moi, en bonne obstinée que je suis, je m'entête à refaire toujours les mêmes choix et à foncer dans le mur, de façon systématique.
Je devrais écrire ma genèse, je suis sûre qu'elle ne serait qu'une longue suite de répétitions, à différents niveaux. Un mouvement perpétuel, une suite de cycles.
Je suis seule pour un mois (deux semaines, en fait, c'est ce qu'il me reste) et l'idée de départ c'était de prendre du temps pour soi, de réfléchir chacun de son côté et d'espacer les contacts afin de faire le point sur la question suivante : ce couple est-il moribond ou vaut-il la peine d'être sauvé ?
La chose que je n'avais pas prévue, c'est que je gèrerais aussi mal la solitude. C'était drôle au début, mais je dois bien avouer que je n'en ai plus l'habitude et je me suis rapidement retrouvée sept ans en arrière, à un moment où je me trouvais dans la même situation à peu près, et où j'ai choisi la facilité. Ce choix, à l'époque, s'est fait entre un libertin à carnet d'adresses et une relation stable. On voit le résultat. Je n'en suis pas à me dire "c'était une erreur", mais quand même. Quand je m'arrête sur ma situation actuelle, mes infidélités et le reste, je me dis qu'on peut bel et bien parler d'ironie du sort. Mais mieux vaut en rire que d'en pleurer...
Anyway. Sept ans plus tard, je retombe dans mes vieux travers. Je me disperse, je m'éparpille au lieu de me concentrer sur ce à quoi je devrais réfléchir. Et je fais dans la facilité. Je sais que je ne devrais pas prendre rendez-vous avec Gershwin en août. Je sais que je ne devrais pas décrocher le téléphone quand l'Italien m'appelle. Je sais que je ne devrais pas relancer d'autres personnes. Je sais que je ne devrais pas me projeter vers les suivants, futurs, éventuels, potentiels... Mais c'est plus fort que moi. Et tellement facile... Et cela me permet de tromper cette fichue solitude, que je ne vois maintenant plus comme une alliée, mais comme une ennemie.
C'est tellement facile, l'infidélité (pour moi du moins). Cela m'évite de réfléchir, cela m'occupe et me pousse vers d'autres choses. Mais c'est seulement aujourd'hui que je mesure à quel point ces histoires m'empêchent d'avancer, de me poser les vraies questions et d'y apporter des réponses.
Je pensais qu'il était dans ma nature de m'éparpiller (je le pense toujours, j'en suis certaine, d'ailleurs), mais il faudrait que je revoie mon dosage. Et cela ne doit pas se faire au détriment du bonheur de l'homme dont je partage la vie. Si volage je dois être, so be it, mais alors autant être seule. Et le faire en connaissance de cause et pas comme un passe-temps occasionnel pour tromper l'ennui et la monotonie, ou m'éviter de m'atteler aux véritables questions qui se posent.
Il faudrait que je sois raisonnable, que je me cantonne à mes amis et que je prenne du temps pour moi. Qe j'arrête de jouer sur Internet. Que je réfléchisse à ce que je veux vraiment. Que je cesse de tout repousser à plus tard, à quand "ceci" aura changé et à quand "cela" sera arrangé. Et que je ne laisse pas des contingences telles que les hormones, l'accumulation de fatigue, le stress ou ce fichu mal de dos qui me fait grincer des dents depuis le début du week-end me rendre insupportable ou me gâcher les jolis moments. Ou donner une image fausse de ce que je suis.
Il faudrait que je grandisse, tout simplement. Que je me calme, que je me pose et que j'arrête de m'agiter. Chose que je ne sais pas faire. Même à l'arrêt, je suis toujours en mouvement, on me l'a assez fait remarquer.
Alors je ne sais pas. Ce sont de belles idées, de beaux mots, mais je me connais. Je vais peut-être mettre à profit les quinze jours de congés qui s'annoncent pour faire le vide, me mettre au vert et tenter de faire le tri. Mais là où je vais, je sais que d'autres tumultes m'attendent et que je ne me reposerai pas, que je ne serai pas seule. Et que les tentations seront nombreuses. Et, surtout, qu'il m'est facile de céder.
La facilité, mon éternel problème. Mouvement perpétuel, cercle vicieux, appelez cela comme vous voudrez, il me faut trouver une porte de sortie.
07:55 Publié dans in(?)love | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, doute, fidélité, éternel retour en arrière
30.07.2007
Again...
Ce matin j'ai une tête à faire peur, les cernes me mangent le visage et ma balance me dit que j'ai encore maigri, mais tout va mieux.
Toucher le fond pour reprendre pied, c'est paradoxal mais c'est comme cela que je fonctionne.
Et je l'accepte, enfin.
Toucher le fond pour repartir vers autre chose, dans une nouvelle direction.
Apaisée.
Dingue ce qu'un peu de sexe hier soir et une bonne nuit de sommeil peuvent faire à mon ego.
Anyway...
La blogosphère est pleine d'échos, pour changer, ça part dans tous les sens.
Je ne sais pas si cela doit me rassurer ou me faire peur.
Je ne sais pas si nous sommes tous condamnés à passer notre vie à nous chercher, sans jamais nous trouver...
Condamnés à nous perdre et nous oublier.
Et à la rigueur je m'en fiche.
J'avance...
09:15 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Archive
29.07.2007
Am I Wrong?
Je ne sais pas ce que je suis.
Un fantôme, une ombre, un souffle, quelque part...
Trois mots sur un écran.
J'ai toujours dit que je n'aimais pas l'éphémère, que pour vivre des choses fortes il fallait connaître les gens et que cela nécessitait du temps.
Je dois être la seule à penser cela.
Je dois être la seule à ne pas pouvoir me contenter du Moment.
Je dois être trop exigeante, ou folle, ou insatiable, allez savoir.
J'ai toujours été incapable d'oublier les autres, alors qu'eux m'effacent sans le moindre problème.
Alors je ne sais pas ce que je suis.
Une ombre, un doute, une lueur qui vacille.
Une larme qui roule sur une joue et tombe.
Une étoile filante.
Un point final.
Un vide.
Un blanc ?
Rien.
Wrong I have been,
wrong I am,
wrong I will always be.
Et ce mot-là, wrong, personne ne le comprend.
[Cette fois c'est peut-être un adieu, je ne sais pas si je peux continuer comme cela encore longtemps, je suis en train de me consumer, cet exercice d'écriture est finalement plus destructeur qu'il n'y paraît.]
[Ou au contraire, comme un phoenix, je renaîtrai de mes cendres.]
[Mais sur cela aussi, je me suis (peut-être) trompée.]
19:30 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Am I Wrong?, (Merci à Etienne de Crécy)
[no comment]
Life is easy,
with eyes closed.
Depuis que j'ai ouvert les yeux, rien ne va plus.
14:33 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.07.2007
Tears for fears
Il paraît que les larmes et les rires ne font pas bon ménage.
Il paraît que passer d'un extrême à l'autre, c'est usant et mauvais pour les nerfs.
Alors je mixe.
Les larmes coulent mais j'ai des sourires plein les yeux et la bouche.
La tristesse est pourtant bien présente, l'humeur est sombre, mais j'ai envie de rire.
Je ne sais pas si le masque se fissure ou s'il s'agit juste d'un tour de passe-passe des hormones ou de tout autre phénomène typiquement "wronguien".
10:10 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : des sourires, des larmes, des...
25.07.2007
[outside]
Marre d'écrire,
fatiguée de tourner en rond,
vidée par mes questions.
Besoin de sortir prendre l'air, et de me perdre.
Pour mieux me retrouver, qui sait...
A bientôt.
Its only when I lose myself in someone else
That I find myself
I find myself
07:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Depeche Mode, en pause jusqu'à nouvel ordre
23.07.2007
[inside]
Certains lecteurs prennent mes écrits au premier degré, je ne peux pas le leur reprocher.
Néanmoins, ce n'est pas pour rien que François 1er disait : "Souvent femme varie (et bien fol qui s'y fie)."
Ce que j'ai dit hier, peut très bien ne plus être valable aujourd'hui, alors qu'en est-il de ce que j'ai pu écrire en avril, en mai, ou en juin ?
Je ne suis pas, en fait, la personne compliquée que je semble être. Oh non. C'est peut-être juste un masque ou un écran de fumée, mais il met peu de temps à se dissiper.
Non, mon fonctionnement est en réalité très simple (et certains l'avaient parfaitement compris, mes mots ne sont donc pas si hermétiques). J'ai deux moteurs, l'un inverse de l'autre : l'ennui et l'envie.
Je fuis tout ce qui m'ennuie et ma vie, à l'heure actuelle, est ennuyeuse au possible. Mes amants et le reste, sont donc pour moi une distraction toujours bienvenue. A une condition : que l'envie soit au rendez-vous.
Je l'ai dit, déjà, ici, j'ai quelque chose de souple et désarticulé, je suis une marionnette. L'envie étant mon deuxième moteur, je suis capable des "pires" folies (j'ai mes limites, quand même) si l'envie m'en prend. Et j'ai cessé d'être raisonnable il y a bien longtemps.
Alors voilà. Dans ces conditions, pourquoi irais-je me compliquer la vie, tomber amoureuse d'un amant, m'attacher à quelqu'un qui ne me rendra pas le quart de ce que je lui aurai donné ?
Pourquoi irais-je regretter la bêtise des uns et le comportement des autres ? Pourquoi n'utiliserais-je pas ceux qui font de même avec moi ?
Mes erreurs sont derrière moi, maintenant. Papillon inconstant je suis, éphémère je resterai.
And if you think that I've been losing my way
That's because I'm slightly blinded
And if you think that I don't make too much sense
That's because I'm broken minded
22:55 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Stiltskin, infidèle
22.07.2007
Leave me alone...
Je devrais faire comme d'autres et profiter de son absence pour m'envoyer joyeusement en l'air avec tous les hommes qui me tournent autour en ce moment. J'aurais peut-être même le choix, d'ailleurs, cela pourrait presque être drôle.
Je devrais profiter de son absence pour me rendre en Italie (où l'autre abruti m'attend), pour rentrer par chez moi (Gershwin est libre comme l'air, c'est rare) ou pour passer plus de temps en d'autres lieux où je sais que je suis attendue.
Je n'en ai aucune, mais alors là aucune envie.
Je ne sais pas si c'est mon esprit de contradiction qui fait des siennes ou cette solitude forcée qui m'influence mais je n'ai envie de voir personne. Juste envie d'être seule et surtout, qu'on me fiche la paix.
Je n'ai même pas répondu aux appels de l'Autre qui voulait aller boire un verre dans le bar à côté. Je savais très bien ce qu'il voulait, pourtant, tout aurait pu être rapide et facile, mais non.
Non. En ce moment, je suis en autarcie complète, je me suffis à moi-même. A tous points de vue.
C'en est presque effrayant.
10:10 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Muse
19.07.2007
Independence Day
Aujourd'hui j'ai enfin levé le nez pour regarder autour de moi et ma foi, prendre de la hauteur, c'est très agréable (surtout en terrasse, mais passons).
Pendant quelques instants, j'ai arrêté de douter. Je n'étais plus ce laideron imparfait, cette personne bête et insignifiante qui, à mes yeux, est moi depuis si longtemps.
Je me suis répétée que moi aussi j'avais droit au bonheur, et j'y ai cru.
Je me suis sentie libre, et heureuse, et légère. Je souriais en marchant dans la rue, vers ce RER qui sera peut-être bientôt ma "navette" quotidienne, et cette banlieue laide et grise me semblait presque belle.
J'ai enfin accepté le regard des hommes sur moi, sans gêne et sans timidité. Pendant quelques secondes je n'ai pas été mal à l'aise et j'ai même réussi à ne pas être désagréable avec celui qui m'adressait une déclaration d'amour dans ce RER.
Je n'ai plus besoin des autres, je crois. Ou moins. Mon semi-célibat forcé ne me pèse pas, je savoure ce soir un verre de vin en écrivant cette note et souris en entendant le chat faire des bonds dans l'escalier.
Là, maintenant, tout de suite, je me sens bien, et heureuse comme je l'ai rarement été ces derniers temps.
La vie est un éventail de possibles et j'ai l'impression d'y voir plus clair, et surtout, d'avoir fait les bons choix.
So far, so good. Demain est un autre jour, et je l'attends de pied ferme.
22:42 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : happy at last?
18.07.2007
Short cut
- Comme ça ? Vous êtes sûre ? Cela fait beaucoup, quand même ! a dit la jolie brune, l'air étonné.
- Non non, allez-y, vous avez ma bénédiction.
Je les vois déjà, les haussements de sourcils et les moues amusées, les regards parfois un peu réprobateurs, mais surtout étonnés. Celui des hommes, surtout, change dans ces moments-là.
Je les entends déjà, les taquineries de mes "amis garçons" : "Mais ?! Mais tu en as encore moins que moi !!!!" et celles de mes amies : "Oh non, c'est pas vrai ! Tu es irrécupérable, ma parole !"
Oh, je la vois déjà aussi, la moue fataliste de mon homme (mais quand je le reverrai, les choses auront évolué).
J'imagine sans problème la grimace de Gershwin et j'entends à nouveau l'exclamation de l'Italien, la fois où il m'a vue ainsi : "Ma? Sei matta o che?" *
So what? Me ne frego**, je m'en fiche et je m'en contrebalance.
C'est l'été et je n'ai pas envie de me "prendre la tête" (ni qu'on me la prenne, d'ailleurs).
Alors j'ai choisi une coupe courte très très courte.
* Mais ? Tu es folle ou quoi ?
** Je n'en ai rien à faire
08:05 Publié dans in(?)me | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fantaisie capillaire pour humeur estivale en un mouvement

