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29.04.2007

Exit music for nothing

Que dire ?

Les mots coulent dans ma tête, sur mon clavier, je vais les jeter tel quel et tant pis.

Rien ne me calme en ce moment, ni le sexe, ni le sucre, ni l'écriture, ni le travail, ni les pleurs, ni les cris, ni les sourires, ni les baisers.

Rien de chez cent fois rien.

Alors quoi ? Alors je me réfugie dans le silence, je tisse un voile de plus en plus épais entre moi et les autres, je m'enferme à l'intérieur et j'assiste au grand ballet de la vie, spectatrice indifférente et, de toute façon, impuissante.

En apparence je vais bien, oui. C'est l'extase totale, même, si je me la joue ironique deux secondes.

A l'intérieur, je hurle.

La vie m'effleure, me frôle mais ne me touche jamais. Je me sens MORTE, et je vais vous dire : c'est douloureux.

Pour la première fois depuis très longtemps j'ai repensé au suicide, la semaine dernière.

C'est à ce moment que j'ai constaté avec effroi que depuis un an que je me bats rien ne change, rien ne bouge. J'en suis toujours au même stade, mais nettement plus affaiblie. J'ai tapé dans les murs, tenté de remuer des montagnes, donné des coups de pieds, hurlé à m'en casser la voix, tout ça pour rien.

Alors je me replie. Je n'ai pas d'autre choix, de toute façon.  

J'ai posé à nouveau sur mon visage le masque qui fait que personne ne s'inquiète. Personne ne verra rien, personne ne saura rien.

Jusqu'au jour où...  

28.04.2007

Who are you?

Entre ce que je pense,

Ce que je crois dire,

Ce que je veux dire,

et ce que j'écris en réalité...

Ce que les autres comprennent,

et l'image qu'ils se font de moi par la suite...

 

Où suis-je ? Ou plutôt : Qui suis-je ?  

I wonder...  

26.04.2007

Sordidly playing the angel

Je suis épuisée physiquement, mentalement, émotionnellement. 

Et avec le printemps, mes envies reviennent plus fort que jamais, en même temps que certaines personnes qui n’avaient pas donné signe de vie depuis bien longtemps. J’essaie de freiner mais je n’y arrive pas.

Alors je ne sais pas si mon état vient de la conjonction de cette fatigue et des frustrations que je m’impose… ou s’il y a autre chose...

Mais je me sens mal. Malheureuse, même. Triste à en pleurer.

Et l'écrire ne m'aide pas du tout, pour une fois, bien au contraire.  

D’habitude quand je vais mal, je me replie, j’éteins le téléphone, je débranche la sonnette de la porte d’entrée et j’essaie de faire le silence. Ou je pars. Là il y a trop de voix discordantes, trop de cacophonie pour que ce soit possible. Et mon planning ne me permet pas de faire une pause avant juin ou juillet, au mieux…

Alors je vais devoir donner le change et faire semblant. Ravaler les larmes et sourire.

Combien de temps vais-je tenir ?

24.04.2007

Some might say...

Suis-moi je te fuis,

Fuis-moi, je te suis.

 

 Quelques illustrations éclatantes aujourd'hui...

 

Le conseil est bon, la musique de Bizet encore meilleure. 

Merci.

Stoppit. Now.

J'arrête.

J'arrête de me tourner des films, de chercher des aventures là où je suis la seule à les voir, de m'engager dans des plans foireux dans le seul but de tester mon (éventuel) pouvoir de séduction. Et de trouver un adversaire à ma hauteur. C'est mal parti. Perdu d'avance même, si je ne sais pas ce que je veux.

Je suis trop joueuse, et à trop jouer on se perd. Perdue, je le suis depuis un bon bout de temps, il faudrait peut-être que cela change, non ? Qu'en penses-tu, toi, là-dedans ?

Mieux vaut ne pas rajouter de poids dans la balance, c'est ce que je me dis. Résister à la tentation, pour une fois. Rester sage. Et faire le ménage au lieu de soulever de la poussière.

Essayer, du moins.

23.04.2007

Sometimes I feel like I don't have a partner...

L'idée s'est imposée à moi ce matin mais je ne m'en étais jamais rendu compte avant.

Je suis toujours encore toujours à nouveau célibataire dans ma tête.

Je n'arrive pas à penser "nous", je n'arrive pas à dépendre de lui (je n'en ai aucune envie d'ailleurs), et je continue à me débrouiller toute seule là où je pourrais lui demander de l'aide.

Et à me battre pour ne rien céder de ma Liberté, liberté chérie.

Tous mes doutes et mes questionnements, l'ensemble de cette situation, nos incompatibilités et mes infidélités ne sont peut-être que le résultat d'une seule et unique vérité : je suis une solitaire.

J'y pense, mais je n'oublie pas. Est-ce là ma vie ? 

 

EDIT : les mots ont beau tourner dans tous les sens dans ma tête, pas satisfaite de cette note. Zut.  

22.04.2007

Frustrations

C'est toujours le même schéma qui se répète.

J'accumule et collectionne les frustrations comme d'autres les billes, les timbres ou les jetons de caddie. A la fin de la journée, toutes ces choses tournent dans ma tête et finissent par me rendre folle. Alors je sais qu'il n'y a plus qu'une seule solution.

J'appuie sur le bouton et l'engin commence à vibrer délicieusement dans ma main. Au premier contact je suis toujours un peu surprise, la dernière fois n'est pourtant pas si lointaine, mais chaque fois l'étonnement demeure.

Sensation bizarre, ce corps étranger en moi, qui vibre et va, et vient.

Arrive fatalement le moment où, satisfaite, je décide que j'ai eu ce dont j'avais besoin.

Alors j'arrête l'engin et je le remets à sa place.

J'en connais un qui va être content, lors de notre prochain rendez-vous.

C'est mon dentiste, celui qui m'a conseillé l'achat de cette brosse à dents électrique.  

20.04.2007

Tap water, tap words

Souvent quand je commence à écrire, les mots sortent comme si j'avais ouvert des vannes. C'est désordonné, tumultueux et bouillonnant mais libérateur. Alors je laisse couler.

 

Ce soir je me sens seule, désorientée, fatiguée, isolée. Besoin de créer de la nouveauté pour faire bouger les choses.

Est-ce que toute ces aventures ne servent qu'à me distraire, finalement ? Est-ce juste une fuite vers l'avant pour tromper l'ennui et la monotonie ? 

Life is just a game. Je crois que je vais changer de main, de mise et repartir avec de nouvelles règles. Les miennes.

 

19.04.2007

Rhapsody in Blue...

La Rhapsody in Blue accompagne désormais Metric et Ginger Ale dans le lecteur qui me suit partout…
Parce qu’elle me fait penser à lui, celui que j’ai justement surnommé Gershwin.
 
J’avais un texte tout prêt sur lui, sur notre rencontre, nos ébats, et le reste, mais il ne me plaît pas.
Écrire le sexe, c’est difficile et j'ai encore du travail, je crois.
 
Alors pour l’instant, je laisse la musique couler dans mes oreilles en me remémorant les partitions qu’il a jouées pour moi, son sens du rythme, la beauté de son instrument, ainsi que ses interprétations très libres des classiques du répertoire et les créations auxquelles il m’a permis de participer.
 
C'est qu'il est doué, mon trompettiste. 
 
(soupir, frissons de plaisir)

18.04.2007

Silence is golden (paraît-il)

La chanson de Garbage du même nom commence par ces mots : "If I am silent then I am not real".

 

La grande bavarde que je suis est toujours en mouvement, les idées fusent, les mots volent, je ne suis jamais, jamais, jamais en repos. Montée sur ressorts... Pas étonnant que le café et autres produits excitants n'aient aucun effet sur moi, dans ces conditions... 

Ce début de chanson, j'aurais pu en faire ma devise.

Mais en ce moment j'ai envie de me taire. C'est rare. Les mots sont là, au bout de mes doigts : pressés contre mes empreintes digitales, ils ne demandent qu'à sortir. Mais je n'y arrive pas. Je n'en ai même pas vraiment envie en fait, rien ne s'impose à moi, aucune évidence ne vient me frapper assez fort pour que j'aie envie de la poser sur l'écran. 

J'ai de plus en plus de mal à laisser des commentaires sur les autres blogs, par ailleurs, et pourtant j'en lis des pages et des pages tous les jours.

Alors je me tais. Une page blanche c'est beau aussi, parfois.

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